lundi, 11 février 2008
Traité de Lisbonne : une constitution a l’insu du peuple
Communiqué de Bruno Gollnisch
Contrairement à ce qu’a déclaré le chef de l’Etat, le Traité européen de Lisbonne n’est pas distinct de la Constitution rejetée en 2005 par les peuples français et néerlandais.
Tous les dirigeants européens le disent en effet, par franchise, ou par cynisme : de la chancelière allemande Angela Merkel (« Let us keep the substance, and change the wording ») à l’ancien Président du Conseil italien Giorgio d’Amato, du ministre des Affaires étrangères néerlandais Karel de Gucht au Premier Ministre luxembourgeois Junker, et même Valéry Giscard d’Estaing, le père de la Constitution européenne de 2005 rejetée par le peuple : le traité de Lisbonne n’est ni “mini”, ni “simplifié”. C’est la Constitution européenne bis !
Avec des institutions anti-démocratiques : un Président non élu qui n’aura de comptes à rendre à personne ; la Commission de Bruxelles, gouvernement eurocratique d’où même, fait inouï, la France pourrait être complètement absente ;
avec un Quasi-Ministre des Affaires Etrangères et de la défense, inféodé aux Etats-Unis et à l’OTAN, qui pourrait nous entraîner dans des guerres qui ne sont pas les nôtres ;
avec des décisions désormais supérieures à notre droit national et même à notre Constitution, prises à la majorité dans presque tous les domaines, sans plus aucune garantie pour nos intérêts vitaux ;
la France ne sera plus qu’une collectivité locale asservie, morcelée, écartelée en Euro-Régions ou en Euro-Länder, que préfigure déjà le découpage de son territoire aux dernières élections européennes de 2004.
Ce n’est pas le retour de la France en Europe ; c’est la fin (provisoire ?) de quinze siècles d’indépendance de la plus ancienne nation du monde après la Chine. C’est imposer sous une autre forme aux Français exactement le texte même qu’ils ont rejeté.
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jeudi, 26 juillet 2007
Quatre questions à propos des infirmières bulgares
Communiqué de presse de Bruno Gollnisch
1- Puisque les infirmières bulgares sont innocentes, comme l’a déclaré le Pr. Montagnier, qui, par une atroce faute professionnelle ou de façon criminelle, est responsable de la contamination des centaines d’enfants par le virus du SIDA ?
2- Si la responsabilité est libyenne, quelle est la justification du concert de louanges qui s’élève vers M. Kadhafi ? Pour le féliciter de s’être livré à un affreux chantage à la mise à mort d’innocents, avec prise de rançon dans la plus pure tradition barbaresque ?
3- A qui M. Sarkozy fera-t-il croire que la France n’a pas versé un euro dans cette affaire ? A supposer même que les fonds soient européens, est-il la dernière personne à savoir que ces fonds sont prélevés sur les contribuables des Etats membres ?
4- Quelles sont les conditions de la livraison d’une centrale nucléaire à la Libye ? Quelle justification à la complaisance envers le maître-chanteur libyen rapproché du refus opposé à l’Iran dans ce domaine ?
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